Affaires familiales

Affaires familiales : le droit de la famille au-delà du divorce

Le droit de la famille couvre un large éventail de situations. Notre cabinet vous accompagne dans toutes vos démarches familiales avec expertise et bienveillance.

Le PACS et le concubinage

Le Pacte civil de solidarité (PACS) est un contrat conclu entre deux personnes majeures pour organiser leur vie commune. Il crée des droits et obligations : aide matérielle mutuelle, solidarité pour les dettes du ménage, et un régime fiscal commun.

Le PACS se distingue du mariage sur plusieurs points :

  • Le régime des biens par défaut est la séparation de biens (les partenaires peuvent opter pour l'indivision).
  • Le PACS ne confère pas automatiquement de droits successoraux : un testament est nécessaire pour protéger son partenaire.
  • La dissolution est plus simple : déclaration conjointe ou unilatérale auprès du tribunal ou du notaire.

Le concubinage (union libre) ne crée pas de cadre juridique entre les partenaires. En cas de séparation, les biens sont partagés selon les règles de l'indivision. L'assistance d'un avocat est recommandée pour protéger vos droits, notamment en présence d'enfants communs.

ⓘ Bon à savoir

PACS et mariage offrent des protections très différentes en matière de succession. Le partenaire pacsé n'a aucun droit successoral automatique : sans testament, il n'héritera de rien. Le conjoint marié, en revanche, bénéficie de droits légaux (usufruit sur la totalité ou quart en pleine propriété, selon la présence d'enfants). De plus, le partenaire pacsé est exonéré de droits de succession depuis 2007, tout comme le conjoint marié. Si vous êtes pacsé, la rédaction d'un testament est donc indispensable pour protéger votre partenaire.

La liquidation du régime matrimonial

La liquidation du régime matrimonial intervient lors d'un divorce ou d'un changement de régime. Elle consiste à inventorier, évaluer et partager le patrimoine des époux selon les règles de leur régime (communauté ou séparation de biens).

Les étapes principales :

  1. Inventaire des biens mobiliers et immobiliers.
  2. Évaluation du patrimoine (expertise immobilière si nécessaire).
  3. Calcul des récompenses : mouvements financiers entre patrimoines propres et communs.
  4. Partage : attribution des biens, avec soulte éventuelle.

Pour plus de détails sur les conséquences patrimoniales du divorce, consultez notre page dédiée aux effets et enjeux du divorce.

Les successions et donations

Le droit des successions détermine la transmission du patrimoine au décès d'une personne. En droit français, les règles sont encadrées par le Code civil, notamment par le mécanisme de la réserve héréditaire qui protège les héritiers réservataires (enfants, conjoint survivant).

Nos interventions en matière successorale :

  • Conseil en organisation successorale : anticipation de la transmission, rédaction de testaments, donations entre vifs.
  • Contestation de testament ou de donation : action en nullité pour vice du consentement, insanité d'esprit, atteinte à la réserve.
  • Règlement de successions conflictuelles : médiation entre héritiers, partage judiciaire.
  • Protection du conjoint survivant : droits légaux, usufruit, droit viager au logement.

⚠ Attention

Plusieurs erreurs courantes peuvent compromettre gravement une planification successorale. Ne pas mettre à jour son testament ou ses clauses bénéficiaires d'assurance-vie après un divorce ou un remariage est l'une des plus fréquentes : l'ex-conjoint pourrait rester bénéficiaire. Autre piège : les donations sans respecter la réserve héréditaire, qui seront réductibles au décès et sources de conflits entre héritiers. Enfin, ne pas anticiper les droits de succession peut entraîner une charge fiscale lourde pour les héritiers, les contraignant parfois à vendre des biens familiaux pour s'en acquitter.

L'adoption

Le droit français prévoit deux formes d'adoption :

L'adoption plénière

L'adoption plénière crée un lien de filiation complet et irrévocable entre l'adoptant et l'adopté. Elle remplace la filiation d'origine. Elle est réservée aux enfants de moins de 15 ans (avec exceptions) et suppose un agrément préalable.

L'adoption simple

L'adoption simple crée un nouveau lien de filiation sans rompre les liens avec la famille d'origine. Elle est possible à tout âge et souvent utilisée pour l'adoption de l'enfant du conjoint.

Notre cabinet vous accompagne dans les démarches d'adoption : constitution du dossier, procédure devant le tribunal judiciaire et suivi jusqu'au jugement.

La médiation familiale

La médiation familiale est un mode alternatif de résolution des conflits. Un médiateur familial diplômé, neutre et impartial, aide les membres de la famille à communiquer et à trouver des solutions mutuellement acceptables.

La médiation est particulièrement adaptée pour :

  • Les conflits liés à la résidence des enfants ou au droit de visite.
  • Les désaccords sur la pension alimentaire ou la prestation compensatoire.
  • Les conflits entre parents et grands-parents sur le droit de visite.
  • Les situations de recomposition familiale.

Le juge aux affaires familiales peut proposer ou ordonner une médiation avant de statuer. Les accords trouvés en médiation peuvent être homologués par le juge pour leur donner force exécutoire.

La filiation et la reconnaissance

La filiation est le lien juridique qui unit un enfant à ses parents. Elle peut être établie par :

  • L'acte de naissance : la mère est désignée automatiquement ; le père marié bénéficie de la présomption de paternité.
  • La reconnaissance : acte volontaire, notamment pour le père non marié.
  • La possession d'état : le lien parent-enfant est établi par le comportement (traitement, réputation, nom).
  • Un jugement : action en recherche ou en contestation de paternité/maternité.

Les questions de filiation ont des conséquences importantes sur l'autorité parentale, les droits successoraux et le nom de famille.

✓ Conseil pratique

N'attendez pas un conflit pour consulter un professionnel du droit de la famille. Un rendez-vous conjoint avec un notaire et un avocat permet d'anticiper de nombreuses difficultés : rédaction d'un contrat de mariage ou de PACS adapté, organisation de la transmission du patrimoine par donation-partage, mise en place de clauses bénéficiaires d'assurance-vie, ou encore testament. Cette démarche préventive est bien moins coûteuse qu'un contentieux et protège efficacement l'ensemble de la famille.

Le droit de la famille dépasse largement le cadre du divorce. Quelle que soit votre situation familiale, notre cabinet vous offre un accompagnement juridique complet et personnalisé.

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Questions fréquentes

Retrouvez les réponses aux questions les plus courantes. Si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez, n'hésitez pas à nous contacter.

Encore une question ?

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01 Quelle est la différence entre le PACS et le mariage ?

Le PACS est un contrat entre deux personnes organisant leur vie commune. Contrairement au mariage, il ne crée pas de lien d'alliance, ne confère pas automatiquement de droits successoraux et peut être dissous plus simplement. Le régime des biens par défaut est la séparation de biens (à la différence du mariage).

02 Comment se déroule une liquidation de régime matrimonial ?

La liquidation consiste à inventorier, évaluer et partager les biens des époux. Elle implique le calcul des récompenses (mouvements entre patrimoines propres et communs), l'évaluation des biens (expertise si nécessaire) et l'attribution à chaque époux. L'intervention d'un notaire est obligatoire pour les biens immobiliers.

03 Qu'est-ce que la médiation familiale ?

La médiation familiale est un processus de résolution amiable des conflits animé par un médiateur neutre et impartial. Elle permet aux membres d'une famille de trouver ensemble des solutions sur les questions de résidence des enfants, de pension alimentaire ou de partage des biens, en dehors du cadre judiciaire.

04 Quels sont mes droits en cas de séparation de concubins ?

Le concubinage ne crée pas de régime juridique automatique entre les partenaires. En cas de séparation, les biens acquis en commun sont partagés selon les règles de l'indivision. Il n'y a pas de prestation compensatoire ni de pension alimentaire entre concubins, sauf pour les enfants communs.

05 Comment contester une donation ou un testament dans le cadre d'une succession ?

Une donation ou un testament peut être contesté pour plusieurs motifs : insanité d'esprit du donateur, vice du consentement (violence, dol), non-respect des règles de forme, ou atteinte à la réserve héréditaire. L'action doit être engagée dans les délais de prescription applicables.

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